Si dessiner était comme conduire une voiture, peindre serait comme piloter un hélico….

Bonjour 🙂

Cela me prend parfois : j’abandonne mon crayon au profit du pinceau… Pas souvent.

Voilà deux ou trois ans, après une longue pause sans activité graphique, l’idée de peindre m’a pris… Et m’a très vite fait découvrir cet océan de petites problématiques que mon fidèle crayon avait eu la gentillesse de me cacher jusqu’alors.

Je pense que si je décidais de piloter un hélicoptère en n’ayant jamais conduit autre chose qu’une voiture, je me sentirais aussi désemparé qu’au moment de me confronter à la couleur et à la peinture en n’ayant jamais quitté les gris de ce bon vieux graphite.

Me voilà bien vite éjecté dans un vide d’incompréhension, à gérer bien plus que de simples virages entre clair et foncé… Me voilà à tanguer et rouler entre saturation et  transparence, à décrocher lors des changement d’altitude de certaines couches trop épaisses…

Tellement de nouveaux paramètres à gérer, que j’en perds mes repères les plus basiques, à commencer par mes chères valeurs de gris, qui n’ont pas cessé d’exister dans tout ceci, et contribuent toujours à ruiner l’équilibre d’une image lorsqu’on les oublie.

Autant de manières de jongler avec la matière et la lumière qui dépassent de loin tout ce que je croyais savoir sur le sujet.

Bref…

De looping en looping, tout ceci part vite en vrille.

Mayday, mayday !

Perte de contrôle,  et crash !

Ejection.

Tubes écrasés et brosses ébourriffées retournent à la poussière, au profit d’un moyen de transport imaginaire plus pépère…

Quelques mois plus tard : Nouveau décollage !

On reconstruit à partir des débris…

Cette fois plus calmement.

Restons dans l’abstrait un tantinet graphique ; quelques courbes, là ! tout en douceur, avec un peu de gestion de la profondeur et une couche de vernis de temps en temps pour ses effets tranparents.

Pour l’instant… Tout va bien.

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