Conversion d’originaux pour Displate.

Conversion d’originaux pour Displate.

28 Déc 2018 0 Par Berien

Bonjour !

Il y a quelque temps, en retour à deux articles évoquant mes difficultés à évaluer mon travail pour le mettre en vente, les commentaires de certains membres de Steemit m’ont fait m’intéresser à des approches que j’avais jusqu’alors ignorées ou négligées, notamment la vente de copies de mon travail.

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Ceci me posait problème vis à vis du statut d’artiste en France, qui en limite fortement les possibilités commerciales. Mais il existe des services qui peuvent jouer les intermédiaires.

Plutôt que de me disperser et de tenter tout et n’importe quoi en même temps, j’ai décidé de commencer avec l’un d’entre eux : displate.com, découvert notamment grâce à @Nyarlatothep et ses fractales.


Première difficulté : format prérequis.

Mes dessins étant initialement réalisé sur planches de fibres de bois, l’idée de les convertir en poster imprimés sur métal avait un petit côté alchimiste numérique qui m’a d’abord fait sourire.

Le passage à la pratique m’a fait grimacer : aucune des photos que j’avais prises de mon travail jusqu’à présent ne répondait aux prérequis de Displate. Il faut dire que je ne suis pas un bon photographe, et j’ai le matériel qui convient à mes compétences en la matière.

Alors voyons. Minimum : image de 2900 pixels pour le plus petit côté, rapport de 1.4 pour le plus grand… soit 2900*4060px, et en 300dpi.

Mon vieil appareil photo n’atteint pas ces exigences, mais je devrai faire avec : investir dans du matériel avec lequel j’ai très peu d’affinité m’inspire peu, d’autant plus que j’ignore dans quoi je m’engage.

De la débrouille à la méthode.

Me voilà donc parti pour prendre les tableaux en plusieurs sections avec l’intention de raccorder le tout sous Gimp.

En guise de support pour l’appareil photo, j’utilise le pied articulé d’une vieille lampe de bureau, décapitée pour l’occasion.

Je fais glisser le tableau le long d’une plaque qui me sert de guide, dans un sens puis dans l’autre, de manière à obtenir quatre images qui pourront se superposer et se compéter.

Gimp entre ensuite en action pour ajuster les angles et gommer les transitions. Krita et ArtRage viendront en secours pour les corrections de dessin et de rendu final d’une image bien plus large que ce que permettait mon vieil appareil photo.

A ce stade, il reste pas mal de travail : l’objectif n’est pas de faire une simple reproduction de l’original, mais une réadaptation spécifique au support displate… Le territoire à explorer est encore vaste :

Téléchargement et validation sur la plateforme.

Rien de bien compliqué, pas de frais. Les nouvelles displates sont validées après quelques heures durant lesquelles certains points sont passés au cribles, notamment des défauts dus à une augmentation artificielle de résolution d’une image de basse qualité.

A priori, pas de souci avec ma première, validée dans l’heure. La seconde a pris un peu plus de temps, mais validée en moins de 24 heures.

Rémunération ?

Ici, displate.com fait office de diffuseur et de place de vente, ce qui ne contrevient pas aux limitations du statut d’artiste-auteur.

En cas de vente purement organique, les artistes touchent 10% sur la vente, ce qui peu sembler maigrichon. Cette commission peut augmenter jusqu’à +30% si l’artiste parvient à attirer lui-même les acheteurs sur la plateforme (par le biais d’un code personnel intégré au lien URL vers Displate)

Displate fait donc la part belle à l’autopromotion, et du coup l’artiste se retrouve en position de jouer les commerciaux.

Pour l’heure, j’aurais bien du mal à dire si le système est viable ou non, mais il me confronte de manière concrète et pratique à une difficulté toute personnelle qu’il me faut corriger : mon côté ermite et absolument pas commercial.

Voilà l’occasion d’apprendre de nouvelles choses 🙂


Je reviendrai sûrement sur le sujet au gré de mes découvertes, mais en attendant : merci pour votre lecture !

A bientôt 😉

(c)Berien 2018